Comment concrétiser nos fameuses résolutions annuelles ?

En ce début d’année, nous sommes nombreux à faire le point sur nous-mêmes, sur nos habitudes et nos comportements. Bien qu’il s’agisse d’une très bonne idée, il n’en est pas moins difficile de maintenir le cap sur ses mêmes résolutions ! Avez-vous déjà cherché à comprendre pourquoi il est si ardu de réaliser des changements dans sa vie ? Voici quelques pistes de réflexion avec Sandra Tremblay, psychologue. 

Le changement comporte une prise de conscience

Il est salutaire de réfléchir sur ses attitudes, ses habitudes et son désir de changement.

Pour la plupart d’entre nous, la façon de procéder est la suivante : 

  • On identifie un problème ou une mauvaise habitude ; 
  • On établit un plan d’action pour y remédier.

Prenons l’exemple d’un homme qui aurait le désir d’être moins réactif vis-à-vis de ses enfants ou de sa conjointe. 

Il pourrait décider de vouloir se donner comme objectif de rester plus calme et d’être plus patient. Ses intentions sont bonnes, mais il y a de fortes chances pour qu’il rencontre des obstacles. 

Pourquoi ? 

Pour la simple et bonne raison que pour qu’un changement se fasse sur le plan comportemental, cela doit passer par quelque chose d’intérieur ; c’est-à-dire que la personne doit essayer de comprendre pourquoi elle réagit de cette manière. 

  • À quoi cette habitude peut-elle bien servir ?
  • Est-ce qu’il y a des bénéfices directs ou des bénéfices secondaires à ces réactions ?
  • Si j’arrêtais ce comportement, que se passerait-il ? 
  • Est-ce que je pourrais ressentir un manque, une détresse, un malaise si je ne peux plus réagir par ce comportement ?

Il est nécessaire de faire de l’introspection pour faire des prises de conscience. En comprenant mieux nos réactions, il est plus facile de les gérer. Gardez à l’esprit qu’il y a souvent une raison cachée à nos agissements. 

Bien qu’on ait tendance à condamner certains comportements, ils répondent tous à quelque chose en nous. 

Si on ne réalise pas pourquoi on fait telle ou telle chose, le comportement risque de revenir ou d’autres réactions risquent d’apparaître pour compenser.

Pour illustrer cette dernière affirmation, prenons l’exemple d’un adolescent qui procrastinerait plutôt que de faire ses devoirs. En y réfléchissant davantage, ce comportement pourrait cacher une peur de l’échec. S’il étudie davantage et procrastine moins, il pourrait mieux réussir, mais ses résultats pourraient ne pas être à la hauteur de ses attentes. Ainsi, sa procrastination peut servir à le protéger de la honte. 

En ce début d’année, vous pouvez réfléchir à vos résolutions seul (e), avec un (e) ami (e), un (e) conjoint (e), ou encore avec un (e) professionnel (le), car parfois il est difficile de répondre à ces questions en solo. 

Voilà donc quelques pistes de réflexion pour vous !

Sandra Tremblay, psychologue 

 

Par le même auteur

© Tous droits réservés - Site web conçu et géré par Agence Pink Fish